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08.10.2026 · Signal Titans Editorial

Diraq décroche un financement initial de 51 millions de dollars de la DARPA pour ses puces quantiques

La startup Diraq intègre la phase finale de la DARPA avec 51 millions de dollars pour faire évoluer ses qubits à spin sur silicium sur des lignes industrielles.

Illustration éditoriale d'une puce en silicium aux lignes de grille turquoise avec une sphère microscopique flottante émettant une lumière douce sur un fond bleu marine.

La jeune entreprise de calcul quantique Diraq, basée à Sydney, a accédé à la phase finale de la Quantum Benchmarking Initiative menée par la DARPA, l'agence de recherche de la Défense américaine. L'accord prévoit un financement initial de 51 millions de dollars américains (73 millions de dollars australiens), qui pourrait atteindre 300 millions de dollars américains (430 millions AUD) afin d'évaluer si la société est en mesure d'assembler un ordinateur quantique tolérant aux pannes et économiquement viable.

Transition vers les démonstrations techniques au sein des bancs de test de la DARPA

La phase C du programme marque le passage des conceptions initiales et des prototypes aux démonstrations techniques actives, au développement de systèmes et à l'extension des infrastructures de test sur une période d'évaluation de 12 mois. La DARPA a établi ce programme de bancs de test afin de déterminer d'ici 2033 si les systèmes de calcul quantique peuvent générer une valeur économique supérieure à leurs coûts de construction et d'exploitation.

Diraq franchit cette étape finale aux côtés d'IBM, d'IonQ et d'Atom Computing, après des travaux antérieurs impliquant Microsoft et PsiQuantum. Une équipe d'évaluation indépendante de la DARPA examinera le matériel en silicium de Diraq afin de vérifier si ses systèmes physiques peuvent être fabriqués et exploités conformément aux objectifs fixés.

Architecture à spins de silicium et objectifs de production

Diraq s'appuie sur des qubits à spin dans le silicium, qui stockent l'information dans l'état de spin d'électrons individuels. Comme cette architecture est compatible avec les méthodes classiques de fabrication de semi-conducteurs, la startup exploite des usines commerciales de puces existantes au lieu de développer une infrastructure de production entièrement sur mesure.

Issue de l'UNSW, l'entreprise a précédemment fait la démonstration d'un réseau de huit qubits produit sur des lignes de fabrication industrielle. Diraq vise désormais l'intégration de 150 000 qubits physiques sur une seule puce d'ici 2029, avec pour objectif de dépasser les deux millions de qubits d'ici 2031. La direction de l'entreprise considère l'économie de fabrication comme le facteur déterminant pour le passage à l'échelle des équipements quantiques.

Expansion des opérations mondiales et soutien financier

Fondée en 2022, Diraq emploie plus de 130 personnes réparties dans plusieurs bureaux internationaux. Elle maintient son siège américain à Palo Alto ainsi que des laboratoires de recherche à Chicago et Albuquerque. La jeune pousse a récemment conclu un accord pour mener des opérations au Roadrunner Quantum Lab au Nouveau-Mexique et prévoit de déployer un ordinateur quantique à spin sur silicium au sein d'un centre de données d'Equinix à Sydney avant la fin de l'année 2026.

Le soutien de la DARPA fait suite à une lettre d'intention de 38 millions de dollars américains accordée par le département du Commerce des États-Unis dans le cadre du CHIPS and Science Act. De plus, le National Reconstruction Fund du gouvernement australien a déjà investi 20 millions de dollars australiens dans Diraq au titre de son tour de table en cours de 75 millions AUD.

Illustration éditoriale générée par IA ; ce n’est pas une photographie documentaire.

Source: US defence invests $73 million in Diraq with another $357m on the table