☰ Menu

08.10.2026 · Signal Titans Editorial

Le secteur technologique québécois évalue l’orientation du nouveau gouvernement minoritaire

Les jeunes entreprises du Québec étudient les réductions d'impôts, la restructuration du financement et les limites d'immigration du Parti québécois.

Un engrenage métallique en forme de feuille d'érable posé sur une cale bleu ardoise sur un fond gris minimaliste.

L'écosystème technologique du Québec oriente son attention vers les réformes économiques immédiates après l'élection d'un gouvernement minoritaire du Parti québécois le 7 octobre 2026. Ce résultat minoritaire rendant peu probable la tenue d'un référendum constitutionnel avant au moins deux ans, les dirigeants de jeunes entreprises évaluent l'impact du programme économique gouvernemental sur l'innovation régionale et la croissance de leurs activités.

Ajustements fiscaux et restructuration des programmes

Le programme du Parti québécois comprend des engagements visant à réduire le taux d'imposition des sociétés, à alléger les lourdeurs administratives et à stimuler la productivité des entreprises grâce à des investissements dans l'automatisation et la robotique. Dans le cadre de cette réorganisation budgétaire, le parti prévoit de supprimer le Fonds du développement économique, l'outil utilisé par Investissement Québec pour attribuer de l'aide financière et des programmes de financement aux petites et moyennes entreprises.

Incidences sur les jeunes entreprises et contraintes de recrutement

Des acteurs clés du secteur technologique local soulignent les frictions potentielles associées aux réformes proposées. Le PDG de Québec Tech, Richard Chénier, note que les réductions d'impôts offrent un bénéfice direct minime aux jeunes entreprises en phase initiale qui ne génèrent pas encore de profits. Pour sa part, le directeur pour le Québec du Conseil canadien des innovateurs, Jean-François Harvey, rappelle que les entreprises technologiques ont avant tout besoin de stabilité économique et de prévisibilité politique, soulignant que l'impact réel de la restructuration du soutien public dépendra des modalités précises de mise en œuvre. De plus, la volonté du parti de resserrer les contrôles en matière d'immigration pose des risques pour les entreprises qui cherchent à recruter et à fidéliser des talents qualifiés.

Propositions pour la compétitivité à long terme

Avant le scrutin, des figures du monde des affaires, comme le PDG de Sagard, Paul Desmarais III, avaient appelé à une ambition économique renforcée à l'échelle de la province. Pour surmonter les défis structurels actuels, le Conseil canadien des innovateurs a préconisé des leviers politiques ciblés, incluant des crédits d'impôt pour les investissements en capital-risque, une réforme des marchés publics et la mise en place de voies d'immigration accélérées pour la main-d'œuvre technique qualifiée.

Illustration éditoriale générée par IA ; ce n’est pas une photographie documentaire.

Source: Quebec tech’s stress goes beyond separation