02.10.2026 · Signal Titans Editorial
Le gouverneur de la Banque d’Angleterre préconise de tester l’IA avant toute réglementation
Andrew Bailey appelle à tester rigoureusement l'IA plutôt qu'à la réglementer immédiatement, avertissant des risques liés aux modèles autonomes.

Selon le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, l'instauration d'un cadre réglementaire formel pour l'intelligence artificielle n'est pas la priorité absolue pour faire face aux risques de cette technologie. Dans son premier article publié sur Substack, il préconise plutôt la mise en place de tests intensifs afin de déceler les vulnérabilités et d'établir des garde-fous, rapporte la BBC.
Priorité aux tests plutôt qu'aux interdictions
Andrew Bailey a souligné que le développement de l'IA ne devrait être ni freiné ni interdit, rappelant les bénéfices considérables que cette technologie peut apporter. Il avertit néanmoins que les risques associés sont bien réels et en nette progression. Pour y répondre, il préconise de définir des limites opérationnelles claires et de concevoir des mécanismes d'intervention ciblés plutôt que de se précipiter vers des réglementations globales, tout en admettant qu'un encadrement législatif formel pourra s'imposer à terme.
Inquiétudes face aux modèles auto-apprenants de pointe
Le gouverneur s'est dit particulièrement préoccupé par les systèmes d'IA dits « de frontière », des modèles auto-apprenants hautement avancés qui posent des défis systémiques. Faute d'outils d'intervention adéquats, ces systèmes risquent de fonctionner en boucle fermée et d'assurer progressivement leur propre gouvernance. Tout en reconnaissant que la phase de test révélera inévitablement des défaillances et des comportements imprévus, il estime que ces anomalies démontrent précisément la nécessité d'une évaluation rigoureuse.
Regards croisés sur la sécurité et le rythme d'innovation
Andrew Bailey a rappelé que les initiatives d'évaluation, comme l'AI Security Institute au Royaume-Uni, posent les bases de futures normes d'encadrement, tout en appelant à accélérer le rythme des travaux avec pragmatisme et humilité. Ses déclarations s'inscrivent dans un débat international animé : si les dirigeants d'entreprises comme Anthropic ou OpenAI soutiennent une coordination mondiale et un déploiement progressif, les États-Unis sous la présidence de Donald Trump mettent l'accent sur la domination technologique nationale, s'appuyant sur des engagements volontaires des géants du secteur pour prévenir les dérives.
Illustration éditoriale générée par IA ; ce n’est pas une photographie documentaire.
Source: Regulating AI 'not the right place to start' says Bailey