06.10.2026 · Signal Titans Editorial
Des coalitions tech canadiennes incitent Ottawa à adopter des incitants fiscaux et des reports de plus-values
Plus de 150 investisseurs et dirigeants de la tech exhortent le gouvernement canadien à instaurer des exonérations et des reports d'impôt afin de retenir capitaux et talents.

Une coalition d'organisations canadiennes du monde des affaires et du capital-risque a publié une lettre ouverte exhortant le ministre fédéral des Finances à refondre la politique fiscale afin d'éviter que les fondateurs locaux, les travailleurs qualifiés et les capitaux ne s'exilent à l'étranger. Intitulée « Bet on Canada », cette campagne rassemble les signatures de plus de 150 dirigeants d'entreprises technologiques et d'investisseurs aux côtés d'organismes majeurs, notamment le Conseil canadien des innovateurs, l'Association canadienne du capital-réseau et du capital d'investissement, le National Angel Capital Organization, C100, CPA Ontario et l'Institut des experts-comptables en évaluation d'entreprises.
Proposition d'exonérations fiscales pour les jeunes entreprises
La campagne recommande deux réformes législatives principales pour conserver la valeur financière au Canada. La première proposition réclame un incitatif fiscal structuré sur le modèle du régime américain Qualified Small Business Stock, qui permet aux actionnaires d'exonérer leurs profits de l'impôt sur les gains en capital lors d'une acquisition ou d'une vente. Alors qu'Ottawa avait auparavant proposé un Incitatif pour les entrepreneurs canadiens prévoyant un taux d'inclusion de 33,3 % et un plafond cumulatif de 2 millions de dollars, la coalition plaide pour une limite nettement plus élevée, fixée à 15 millions de dollars par transaction. Le groupe demande également au gouvernement d'élargir l'admissibilité pour inclure les premiers employés détenant des actions et les investisseurs de la première heure, au lieu de réserver exclusivement ces avantages aux fondateurs d'entreprises.
Reports d'imposition pour le recyclage des capitaux
La seconde recommandation introduit un mécanisme de report d'imposition sur les gains en capital pour les investissements en capital-risque nationaux. Dans le cadre de ce dispositif, les investisseurs pourraient différer l'impôt sur les plus-values lorsque le produit de la vente d'une entreprise est réinvesti directement dans une autre société locale. Pour bénéficier de ce report, l'investissement visé doit impérativement être une entreprise sous contrôle canadien plutôt qu'une filiale locale d'une maison mère étrangère. Les représentants de la coalition soutiennent qu'associer les reports d'impôt aux exonérations sur les gains en capital réduira le risque lié aux investissements initiaux tout en incitant les fondateurs en série et les investisseurs à réinjecter continuellement leurs plus-values de sortie dans des entreprises en croissance.
Une extension au-delà du secteur technologique
Bien qu'organisée en grande partie par des dirigeants du secteur technologique, la pétition demande que les modifications fiscales proposées s'étendent aux secteurs industriels traditionnels et émergents. Le cadre réclamé couvrirait les entreprises à forte croissance dans la fabrication avancée et le secteur minier, aux côtés des éditeurs de logiciels. Cette initiative intervient alors que les groupements industriels cherchent à obtenir des conditions d'investissement plus favorables après les tensions politiques antérieures suscitées par le taux d'inclusion des gains en capital au niveau fédéral.
Illustration éditoriale générée par IA ; ce n’est pas une photographie documentaire.
Source: Canadian tech and investor groups call for tax incentives, capital gains rollover